Lutter contre la pauvreté menstruelle en Inde

Période de pauvreté en Inde
La pauvreté menstruelle est une préoccupation sérieuse dans de nombreux pays, en particulier en Inde. La pauvreté menstruelle implique un manque d’accès aux produits sanitaires, à l’éducation menstruelle et aux installations d’hygiène et d’assainissement nécessaires pour gérer correctement les menstruations. Parce que les impacts de la pauvreté menstruelle sont considérables, plusieurs organisations visent à lutter contre la pauvreté menstruelle en Inde.

Période de pauvreté en Inde

Selon Feminism India, celles qui n’ont pas les moyens d’acheter des produits menstruels ont recours à des alternatives dangereuses telles que « les chiffons, le foin, le sable et la cendre », qui peuvent entraîner des infections. La pauvreté menstruelle est un problème persistant en Inde en raison de la stigmatisation culturelle entourant les menstruations. Beaucoup de gens considèrent les menstruations comme un sujet tabou dont ils ne devraient pas parler. En Inde, des recherches ont indiqué que 71 % des filles n’ont pas « de connaissances sur les menstruations avant leurs premières règles ». Ce manque de connaissances et la stigmatisation entourant les menstruations ont conduit une étudiante sur cinq à abandonner l’école une fois les menstruations commencées. En outre, plus de 40 % des étudiantes en Inde choisissent de ne pas aller à l’école pendant leur cycle menstruel en raison de l’impossibilité d’accéder à des produits menstruels pour gérer correctement leurs menstruations, ainsi que de la stigmatisation sociale à laquelle les filles menstruées sont confrontées dans les écoles.

L’impact du COVID-19 sur la pauvreté menstruelle en Inde

Depuis le début du COVID-19 en 2020, la pandémie n’a fait qu’intensifier la pauvreté périodique en Inde. De nombreuses organisations qui tentent de lutter contre la pauvreté menstruelle en Inde en fournissant une éducation menstruelle et des produits sanitaires gratuits ont du mal à fournir l’un ou l’autre. En effet, le COVID-19 a entraîné des fermetures d’écoles, créant un obstacle aux produits menstruels gratuits et aux ateliers éducatifs que les organisations proposent aux écoles. De plus, les organisations qui fournissaient des produits menstruels gratuits ne pouvaient pas obtenir de produits en raison de perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Dans les zones rurales de l’Inde, où les ménages avaient du mal à s’offrir des produits d’épicerie de base avant même le début de la COVID-19, les gens ne considèrent pas les produits menstruels comme essentiels.

La Fondation Desaï

Samir A. Desai et Nilima Desai ont fondé la Fondation Desai en 1997. La Fondation Desai vise à aider les gens aux États-Unis et en Inde à travers plus de 25 programmes couvrant des questions telles que «la santé et l’hygiène», la pauvreté menstruelle, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle. En Inde, la Fondation Desai s’emploie à élever « les femmes et les enfants grâce à des programmes communautaires pour améliorer la santé et les moyens de subsistance » dans plus de 568 villages. Pour lutter contre la pauvreté menstruelle en Inde, la Fondation a mis en place le programme de serviettes hygiéniques Asani, qui a « créé l’autonomisation économique, fourni une éducation à l’hygiène, accru la sensibilisation de la communauté et cultivé la dignité pour de nombreuses femmes de la région ».

Le programme de serviettes hygiéniques Asani enseigne aux femmes indiennes locales à produire et à distribuer des serviettes hygiéniques abordables mais de haute qualité dans trois régions de l’Inde, dans le but de s’étendre à d’autres régions. Le programme a créé des opportunités d’emploi pour plus de 2 000 femmes locales qui ont produit plus de 2,3 millions de serviettes hygiéniques dans quatre unités de fabrication. La Fondation Desai a distribué gratuitement plus de 445 000 de ces serviettes. Jusqu’à présent, le programme a eu un impact positif sur plus de 270 000 filles et femmes.

Le début du COVID-19

Au début de la pandémie de COVID-19, la Fondation Desai a pu adapter ses programmes pour respecter les protocoles COVID-19. En réponse à la pandémie, la Fondation Desai a donné un emploi aux femmes du village local qui participaient auparavant au programme de couture de l’organisation. La Fondation Desai a payé les femmes pour qu’elles cousent des masques protecteurs à deux couches depuis leur domicile, ce qui a conduit à la création de « 350 emplois sûrs pour le COVID ». Les femmes ont produit plus d’un million de masques pour les villageois locaux. Dans le sillage de COVID-19, la Fondation Desai a également distribué « 1 million de serviettes hygiéniques aux communautés locales, aux hôpitaux, aux centres de soins COVID et aux femmes rurales » pour lutter contre la pauvreté menstruelle.

Grâce aux engagements en cours pour lutter contre la pauvreté menstruelle en Inde, les filles et les femmes font un pas de plus vers une vie productive et prospère.

-Sierrah Martin
Photo : Flickr

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