L’insécurité alimentaire au Ghana – Le projet Borgen

Insécurité alimentaire au GhanaBeaucoup considèrent le Ghana comme « l’un des pays les plus stables et les plus démocratiques d’Afrique de l’Ouest ». Cependant, les taux de pauvreté sont élevés, s’élevant à 25,5% en 2020, selon la Banque mondiale. Au cours des 30 dernières années, le Ghana a fait de grands progrès dans la réduction de la pauvreté, passant d’un taux de pauvreté de 49 % en 1990 à un taux de pauvreté de 13 % en 2018. Pourtant, des inégalités existent entre le nord et le sud du pays ainsi qu’entre les zones urbaines et urbaines. populations rurales. Pendant la période de soudure en 2020, le Programme alimentaire mondial a noté que plus de 21 000 personnes souffraient d’insécurité alimentaire au Ghana, en particulier dans la région du nord.

Difficultés dans le nord du Ghana

L’insécurité alimentaire au Ghana est plus grave dans le nord du pays en grande partie en raison de problèmes climatiques. Dans la région du nord, 90% des ménages ghanéens dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, cependant, cette région n’a qu’une seule saison des pluies par rapport au sud, qui a deux saisons des pluies. Cette différence climatique a un impact sur la production alimentaire et aggrave à la fois la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans le nord du Ghana. Les agriculteurs sont également confrontés à d’autres problèmes tels que [market] prix, mauvaise infrastructure routière, manque d’accès au financement, marchés inadéquats, pertes après récolte, éducation et connaissances insuffisantes[and] des systèmes agricoles non durables. En raison d’une dépendance agricole des populations rurales, l’insécurité alimentaire et la pauvreté affectent largement les populations rurales.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) lutte contre l’insécurité alimentaire au Ghana

Le travail du PAM au Ghana, en général, se concentre sur quatre domaines clés pour lutter contre l’insécurité alimentaire au Ghana.

  1. Collaboration avec le secteur privé. Pour lutter contre le retard de croissance et les carences nutritionnelles, le PAM a aidé le secteur privé à fournir et à promouvoir « des aliments nutritifs enrichis, sûrs et abordables ». Par exemple, le PAM a apporté une assistance technique et financière à deux entreprises et a mis ces fabricants en contact avec de petits agriculteurs locaux. Les deux sociétés ghanéennes fabriquent Tomvita et Maisoya, des aliments enrichis qui améliorent la nutrition des femmes enceintes et allaitantes. Les entreprises visent à étendre la production aux aliments complémentaires pour enfants.
  2. Assistance nutritionnelle. Le PAM s’associe à diverses institutions gouvernementales pour lutter contre l’insécurité alimentaire au Ghana et remédier aux carences nutritionnelles. Le partenariat vise à garantir que les citoyens consomment des régimes alimentaires locaux nutritifs et apprennent des comportements propices à une bonne santé. Le PAM fournit également des bons électroniques pour compléter la nutrition des femmes enceintes ou allaitantes et des enfants de moins de 2 ans.
  3. Résilience du système alimentaire. Le PAM relie les petits agriculteurs ghanéens aux marchés locaux « pour accroître la disponibilité, l’accès et l’utilisation des aliments de base » tels que « le maïs, le millet, le niébé et le soja ». Jusqu’à présent, le PAM a connecté « 10 000 petits exploitants agricoles à deux entreprises industrielles de transformation agroalimentaire qui produisent des aliments nutritifs composés spécialisés ». Le PAM vise également à renforcer la chaîne d’approvisionnement alimentaire et à garantir des «installations, technologies et services post-récolte» appropriés pour améliorer la qualité et la sécurité des aliments.
  4. Assistance à l’élaboration des politiques et expansion des capacités. Le PAM offre son soutien et ses services pour améliorer les programmes existants du Ghana et développer des politiques axées sur la lutte contre la malnutrition et la mise en place de systèmes alimentaires adéquats. Cela implique de relier l’initiative nationale d’alimentation scolaire du Ghana à l’arène agricole du pays. Le PAM aide le Ghana à mettre en œuvre des mesures de surveillance de la sécurité alimentaire et à établir des directives pour « améliorer la qualité et la sécurité des aliments et la préparation aux situations d’urgence ».

Impact en chiffres

Selon une note pays du PAM sur le Ghana publiée en août 2021, pour l’ensemble de l’année 2021, le PAM visait à aider 45 000 personnes grâce à une assistance nutritionnelle. Rien qu’en août 2021, plus de 4 500 personnes « ont reçu une aide alimentaire directe sous forme de bons ». Si l’on regarde les proportions de genre des bénéficiaires, les femmes formaient 72% des bénéficiaires tandis que les hommes représentaient 28%. De plus, en 2021, le PAM a aidé 22 020 petits agriculteurs à accroître leurs capacités et à se connecter aux marchés.

Même si le PAM réussit à améliorer l’insécurité alimentaire au Ghana, l’aggravation des conditions environnementales comme la sécheresse constitue un obstacle supplémentaire à la sécurité alimentaire. Grâce à un soutien continu au renforcement des systèmes alimentaires et de la résilience du pays dans son ensemble, le Ghana peut rester à l’abri de la famine.

–Ander Moreno
Photo : Flickr

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