L’épidémie de CCHF en Irak – Le projet Borgen

L'épidémie de CCHF en IrakL’Irak a confirmé 212 cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) entre les mois de janvier 2022 et mai 2022, dont 27 ont entraîné la mort. Au cours des seuls mois d’avril et de mai, l’Iraq a signalé 169 de ces cas à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La CCHF est une maladie virale transmise par les tiques « transmise à l’homme par les piqûres de tiques infectées et par contact direct avec du sang ou des tissus d’humains et de bétail infectés ». La maladie virale est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et dans certains pays asiatiques. L’épidémie de CCHF en Irak n’est pas la première du pays, mais c’est la plus récente et l’une des plus meurtrières. L’Irak et l’OMS prennent des mesures pour ralentir la propagation et aider les personnes infectées, notamment en envoyant une équipe d’enquête épidémiologique dans une région fortement infectée et en traitant les animaux suspectés d’être porteurs de la maladie. Il n’existe actuellement aucun vaccin disponible, mais les professionnels de la santé peuvent traiter la maladie avec le médicament antiviral ribavirine, bien que sa pleine efficacité soit inconnue.

Un bref aperçu de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo

La CCHF est une maladie transmise par les tiques et résulte le plus souvent d’une exposition au bétail, ce qui signifie que les personnes travaillant dans l’industrie, telles que les agriculteurs et les bouchers, courent un risque accru. Les premiers symptômes ressentis du virus comprennent des maux de tête, de la fièvre, des douleurs dorsales et articulaires, des douleurs à l’estomac, des vomissements et une rougeur du visage. Les personnes qui ont le virus depuis plus longtemps peuvent avoir de graves ecchymoses et des saignements de nez, ce qui peut entraîner une hospitalisation.

CCHF en Irak

L’Irak, pays du Moyen-Orient, a une longue histoire de contact avec le virus et le considère comme une menace toute l’année. Cependant, cette récente épidémie s’est avérée répandue, atteignant de nombreuses régions du pays et emportant des vies en cours de route. L’épidémie de CCHF en Irak a attiré l’attention de l’OMS, qui travaille avec le ministère irakien de la Santé pour aider à contenir et à traiter l’épidémie.

L’OMS a publié une évaluation des risques, indiquant que les personnes vivant dans les zones rurales de l’Irak courent un plus grand risque de contracter la maladie, car le bétail est abondant. L’OMS avertit également que la prochaine fête religieuse de l’Aïd al-Adha pourrait aggraver l’épidémie étant donné que les citoyens abattront plus de bétail pour la fête et qu’il pourrait y avoir un transport transfrontalier d’animaux.

Solutions

La collaboration entre le ministère de la Santé et l’OMS lors de l’épidémie de CCHF en Irak est source d’espoir. Une équipe d’enquête épidémiologique travaille actuellement à localiser le point de contact initial pour l’épidémie actuelle, ce qui, espérons-le, conduira à un traitement plus ciblé. L’OMS a organisé un atelier de trois jours en mars 2022 avec des médecins locaux, des vétérinaires, des techniciens de laboratoire, des agents de santé et des enquêteurs sur les maladies, conçu pour accroître la capacité de l’équipe d’intervention rapide de l’Irak. La formation a servi de source d’information, préparant mieux le pays à faire face aux futures épidémies de CCHF.

L’OMS a publié de nombreuses recommandations au peuple irakien pour aider à freiner la propagation du virus et a fourni des ressources pour obtenir des informations et un traitement. Étant donné que le CCHF est une menace toute l’année en Irak, le pays est prêt à traiter les cas de virus, mais l’afflux soudain de patients s’est avéré écrasant. Avec le soutien de l’OMS, il est probable que cette épidémie ralentira bientôt et redeviendra gérable.

– Thomas Schneider
Photo : Flickr

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