L’écart salarial entre les sexes en France

Écart salarial entre hommes et femmes en France
L’écart salarial entre les sexes a des répercussions sur les femmes partout dans le monde. Selon USB Management Review, l’écart salarial entre les sexes est « la différence de salaire entre les hommes et les femmes pour le même type de travail ou un travail de valeur égale ». Les femmes supportant le poids de l’écart salarial entre les sexes, l’écart salarial entre les sexes présente un obstacle à l’égalité des sexes, à la progression des femmes et à la réduction de la pauvreté dans le monde en général. Bien que le gouvernement français ait fait des progrès dans le domaine de l’égalité des sexes, l’écart salarial entre les sexes en France continue de désavantager les citoyennes.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes en France et en Europe

En 2018, l’écart salarial entre les hommes et les femmes en France s’élevait à 15,2 %, légèrement en dessous de la moyenne européenne de 16,2 % la même année. Essentiellement, cette statistique signifie que les hommes en France gagnaient 15,2 % de plus que les femmes pour un travail de même nature. En 2019, l’écart salarial moyen européen s’est amélioré, tombant à 14,1 %, tandis que la France a connu une augmentation de l’écart salarial entre les sexes, atteignant 16,5 %, le 10e plus élevé de l’Union européenne. L’Estonie avait l’écart salarial entre les sexes le plus élevé à 21,7 % tandis que le Luxembourg avait le plus faible à seulement 1,3 %. La newsletter féministe française, Les Glorieuses, a expliqué qu’en 2021, l’écart salarial entre les sexes en France équivalait essentiellement au travail des femmes sans rémunération à partir du 3 novembre 2021.

Facteurs contribuant à l’écart salarial entre les sexes en France

Les femmes ont tendance à assumer injustement la charge de la garde des enfants et des responsabilités ménagères, c’est pourquoi 80% de l’emploi des femmes en France relève du secteur du travail à temps partiel pour tenter d’équilibrer toutes ces responsabilités. Dans l’ensemble, les femmes consacrent beaucoup de temps à des travaux non rémunérés, tels que les tâches ménagères, par rapport aux hommes. Lorsque les femmes donnent naissance à leur premier enfant, généralement entre 30 et 35 ans, les différences de rémunération deviennent encore plus apparentes. De plus, le congé de maternité a tendance à avoir un impact injuste sur la progression de carrière des femmes, les plaçant dans une autre position désavantageuse pour les promotions.

Les femmes au travail

Le Global Gender Gap Report 2021 du Forum économique mondial classe la France au 16e rang mondial pour la taille de son écart de rémunération entre les sexes. Le résultat est une conséquence du faible score dans la catégorie Participation et opportunité économiques pour les femmes en France, prenant le 58ème rang dans cette catégorie au niveau mondial.

En France, « les femmes n’occupent que 34,6 % des postes de direction et d’encadrement », soit un taux inférieur à celui du Royaume-Uni à 36,8 % et des États-Unis à 42 %. Pourtant, la France et 25 autres pays occupent la première place du classement en ce qui concerne le « niveau d’instruction des femmes ». Une seule entreprise « sur les 40 plus grandes entreprises françaises » est dirigée par une femme – Engie, une entreprise de services publics dirigée par la PDG Catherine MacGregor.

Progrès pour les femmes dans le monde du travail en France

La France a adopté il y a 11 ans la loi Cope-Zimmermann qui instaure « des quotas pour la parité hommes-femmes dans les conseils d’administration, avec pour objectif d’atteindre une représentation minimale de 40 % pour chaque sexe ». La loi stipulait que dans les trois ans suivant son adoption, « 20 % des membres du conseil d’administration d’une entreprise devaient être des femmes, et que cette proportion passerait à 40 % dans les six années suivantes ». Cette loi ne s’appliquait qu’à certaines entreprises dans le cadre de seuils de chiffre d’affaires et d’employés spécifiques. Aujourd’hui, la France prend la tête du classement mondial en la matière, avec 43 % de représentation féminine dans les conseils d’administration. En comparaison, le Royaume-Uni a une représentation de 36% à cet égard tandis que la Suède a 35%.

En réponse aux impacts disproportionnés du COVID-19 sur les femmes, la « Commission européenne a publié un projet de loi qui obligerait les entreprises [more than] 250 employés à publier des statistiques annuelles sur les salaires de leurs employés. La même divulgation s’applique aux petites entreprises, « mais uniquement à la demande d’un employé et non au public ». Ces rapports sur la transparence des rémunérations contribueraient à lutter contre l’écart salarial entre les sexes. Pour que le projet prenne effet, il nécessite « un vote à la majorité du Parlement européen et un accord unanime entre les gouvernements des 27 États membres ».

Les efforts en cours pour fermer le salaire de genre en France et démanteler les barrières de l’inégalité entre les sexes permettent aux femmes de voir les mêmes avancements et progressions que leurs homologues masculins.

-Sierrah Martin
Photo : Flickr

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