Le VIH/SIDA en Inde – Le projet Borgen

Le VIH/SIDA en Inde
Même si l’Inde, le plus grand pays d’Asie du Sud et le septième plus grand pays du monde, est l’une des destinations de tourisme médical les plus célèbres, c’est aussi un foyer de maladies. L’Inde possède l’une des plus grandes industries du travail du sexe au monde. Un taux élevé de VIH / SIDA en Inde se produit à la suite de rapports sexuels non protégés soutenus par ces industries. L’Inde doit continuer à adopter activement une législation visant à améliorer les pratiques sexuelles sans risque et à cibler les soins de santé pour les personnes infectées par le VIH/sida.

Le VIH/SIDA expliqué

Le VIH est l’acronyme du virus de l’immunodéficience humaine. Il cible le système immunitaire des êtres humains et altère le mécanisme de défense général du corps pour combattre la maladie. SIDA signifie syndrome d’immunodéficience acquise et est un stade avancé de l’infection par le VIH dans le corps humain. Le VIH/SIDA fait partie de la catégorie des maladies transmissibles et se propage par exposition au sang, au lait maternel, au sperme ou aux sécrétions vaginales d’une personne infectée.

La situation en Inde

L’Inde connaît actuellement la deuxième plus grande épidémie de VIH au monde et les professionnel(le)s du sexe constituent une population clé touchée. Même si la prostitution n’est pas illégale en Inde, les activités associées telles que la gestion d’un bordel et le proxénétisme ne sont pas approuvées par la loi. En conséquence, il existe une forte stigmatisation et une discrimination générale à l’égard des professionnel(le)s du sexe. Cela entrave leurs chances d’avoir accès à des établissements de santé adéquats.

En réponse à une enquête sur le droit à l’information réalisée en avril 2022, l’Organisation nationale de lutte contre le sida a révélé qu’environ 1 708 777 personnes ont contracté le VIH dans le pays à la suite de rapports sexuels non protégés au cours des 10 dernières années (2011-2021). Chandra Shekhar Gaur, militante basée au Madhya Pradesh, a déposé l’enquête.

La réponse du gouvernement

L’Organisation nationale de lutte contre le sida est une association indienne formée sous l’égide du ministère de la Santé et du Bien-être familial en 1992. Ses fondateurs ont créé l’organisation dans le but d’influer sur la prévention, la détection et le traitement du sida, en mettant l’accent sur les domaines de la nation où les gens n’ont pas accès à une éducation adéquate sur les pratiques sexuelles sans risque.

L’OCNA a déployé des efforts considérables pour accroître la sensibilisation aux rapports sexuels protégés. Il a collaboré à divers projets de marketing pour diffuser à tous des informations sur les rapports sexuels protégés. NACO a également introduit le programme d’éducation des adolescents pour fournir une éducation sexuelle adéquate aux enfants âgés de 13 à 18 ans.

Dans un rapport de 2020 intitulé « Sankalak Status of National AIDS Response (deuxième édition), NACO a révélé qu’en 2019-2020, sur un total de 2,3 millions d’infections estimées à l’échelle nationale, 1,7 million de patients (76 %) étaient au courant de leur statut sérologique et 1,4 million (63 %) étaient sous thérapie antirétrovirale (ART) en mars 2020.

Cependant, NACO continue de faire face à plusieurs défis tels que le manque de conformité, l’hésitation d’une partie de la population à parler du sujet, les problèmes de distribution de médicaments et l’influence alarmante des charlatans et des remèdes magiques sur les patients.

Action gouvernementale : ART

La thérapie antirétrovirale (ART) est un traitement médicamenteux essentiel et salvateur qui peut maîtriser le virus du VIH pour la plupart des gens dans les six mois. À Mumbai, il existe 19 centres ART où les personnes infectées par le VIH reçoivent des médicaments gratuitement. NACO administre ce système.

Le gouvernement vise également à accroître la portée de la NACO afin qu’elle couvre également les organes de l’État et les juridictions locales et ne se limite pas au large niveau national. NACO vise une éducation accrue parmi les couches défavorisées de la société, les adolescents et les jeunes adultes sur les pratiques sexuelles sans risque et la santé sexuelle en général. Le gouvernement vise également à briser la stigmatisation et l’hésitation associées au VIH/SIDA parmi les masses indiennes.

Avoir hâte de

Inutile de dire que le VIH/SIDA en Inde est un problème aigu qui exige une attention urgente car il continue d’affliger la nation qui a la deuxième plus grande population au monde. Une législation sur les pratiques sexuelles sans risque, une campagne d’information et la fourniture d’installations de soins de santé adéquates aux principaux centres de population touchés sont essentielles. Il est réconfortant de noter que l’OCNA prend des mesures pour poursuivre l’éradication de la maladie.

– Riddhi Roy
Photo : Flickr

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