Gérer l’inflation en Ouganda – Le projet Borgen

L'inflation en Ouganda
L’Ouganda est dans une situation où il doit lutter contre l’inflation et la hausse des prix pour ses citoyens alors que des événements mondiaux, tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre russo-ukrainienne, continuent d’interrompre les flux normaux de commerce et d’approvisionnement. En conséquence, le gouvernement ougandais a déjà commencé à mettre en œuvre des actions et à élaborer une vaste politique visant à empêcher les effets négatifs de l’inflation de provoquer une plus grande instabilité économique à l’avenir.

L’impact actuel de l’inflation

L’Ouganda est un pays qui dépend fortement du brut et d’autres matériaux importés pour fabriquer des produits de première nécessité tels que l’huile de cuisson et le savon. Le coût de l’essence a augmenté de 32 % en février 2022 et le savon est passé à 57 % en même temps.

En raison de cet afflux de prix, le comité de politique monétaire ougandais a relevé le taux d’intérêt de référence de 6,5 % à 7,5 %. C’est la première fois que le comité augmente le taux d’intérêt de référence depuis 2018. Cela arrive à un moment où les citoyens ougandais sont déjà confrontés à des prix et à des taxes plus élevés qui resteront au même taux.

Les dirigeants ougandais prennent ces mesures dans l’espoir de contrecarrer les risques de nouvelles complications mondiales. Qu’il s’agisse de vagues récurrentes de COVID-19, de l’impact de l’invasion russe de l’Ukraine ou de la hausse des prix, l’Ouganda continuera de rechercher d’autres méthodes pour revitaliser son économie et poursuivre la lutte contre la pauvreté.

Lors de la première vague de COVID-19 en 2020, les taux de pauvreté en Ouganda sont passés de 27,5 % à 32,7 %, le taux d’emploi ayant baissé lors du deuxième confinement en 2021. Ces complications, ainsi que l’augmentation des prix du pétrole et des prix à la consommation, pourraient entraîner une croissance, inférieure à 6 %, jusqu’en 2023 et 2024 pour l’économie ougandaise. Tout cela met en évidence la nécessité d’une transformation économique plus structurelle et la manière dont l’inflation en Ouganda sera combattue.

Stratégies en cours

Bien qu’il existe de nombreux obstacles au développement en cours de l’Ouganda, il existe une myriade de programmes, de partenaires et de politiques qui œuvrent également pour un avenir meilleur. Selon la Banque mondiale, le principal investissement financier destiné à lutter contre la pauvreté et l’inflation en Ouganda est l’Association internationale de développement. Il offre un faible taux de service de 0,75 % sur le crédit décaissé avec des remboursements de prêt étalés sur 38 ans. Les principaux projets financés par l’IDA en Ouganda comprennent le projet d’extension de l’accès à l’électricité (568 millions de dollars) qui améliore l’accessibilité à l’énergie, l’investissement pour la transformation industrielle et l’emploi (200 millions de dollars) et le financement supplémentaire du projet de réponse et de préparation aux situations d’urgence COVID-19 en Ouganda (164,3 $). million).

Les projets susmentionnés viseront à améliorer la reprise économique de l’Ouganda au milieu de la pandémie de COVID-19 en renforçant ses institutions de santé publique et d’intervention.

Le financement se poursuivant tout au long de l’exercice 2022 grâce à la sensibilisation de l’IDA et du gouvernement aux problèmes en cours, il y a de l’espoir que l’inflation en Ouganda puisse finir par diminuer et permettre aux citoyens de profiter de la croissance de l’économie ougandaise. Malgré les complications dues aux conflits de guerre mondiaux, aux interruptions d’approvisionnement, à la pandémie de COVID-19 et à l’incertitude future, il y a de l’espoir que l’Ouganda devienne une économie prospère d’ici 2040, selon la Banque mondiale.

– Albert Vargas
Photo : Flickr

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