Découvrir les catastrophes naturelles de l’Inde – Le projet Borgen

Les catastrophes naturelles de l'Inde
Le nombre de catastrophes naturelles augmentant chaque année, l’Inde craint que la situation ne dégénère jusqu’à un point de non-retour. D’ici 2030, dans pas moins de huit ans, les experts prédisent que le monde connaîtra 560 catastrophes naturelles par an, ce qui équivaut à environ trois catastrophes naturelles tous les deux jours. Selon le National Herald, 32% de la population indienne vit en dessous du seuil national de pauvreté. Les catastrophes naturelles en Inde peuvent avoir des répercussions économiques extrêmes, un fardeau que de nombreux Indiens pauvres ne peuvent tout simplement pas assumer.

Variations des catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles en Inde varient et ne se limitent pas à un seul type de catastrophe. Les experts prédisent que les sécheresses augmenteront de plus de 30 % entre 2001 et 2030, mais pourraient différer d’une année à l’autre. Une augmentation des « événements de températures extrêmes » est également une crainte à laquelle les Indiens sont confrontés, car les experts s’attendent également à ce que la fréquence de ces événements triple d’ici 2030.

Ces risques conduisent à des décisions de développement, financières et politiques qui aggravent les conditions de vie de personnes déjà vulnérables et aggravent leurs dangers existants. C’est sans tenir compte du COVID-19, qui accroît également le chômage et les inégalités. De plus, l’intensité et les impacts des catastrophes naturelles ont été plus extrêmes « au cours des cinq dernières années qu’au cours des cinq précédentes ».

Urbanisation des villes côtières

L’urbanisation rapide joue également un rôle car de nombreuses grandes villes sont concentrées dans les zones côtières, ce qui les rend plus vulnérables aux impacts de la montée du niveau de la mer. En effet, à l’échelle mondiale, « le niveau moyen global de la mer s’élève à un rythme d’environ 3,7 millimètres par an, selon des estimations réalisées entre 2006 et 2018 ». De nombreuses villes côtières de l’Inde risquent d’être entièrement submergées d’ici 2100. Les villes indiennes de Visakhapatnam, Chennai, Kochi et Mumbai « pourraient être à près d’un mètre sous l’eau » d’ici 2100.

Impacts disproportionnés sur les pauvres

Les impacts des catastrophes naturelles affectent de manière disproportionnée les personnes pauvres, car les personnes en situation de pauvreté sont plus enclines à résider dans des logements insalubres dans des endroits précaires du pays. Les impacts des catastrophes naturelles exacerbent davantage la pauvreté car ces individus, pour tenter de survivre, ont recours à la réduction des dépenses en matière de produits de première nécessité tels que « l’alimentation, la santé et l’éducation », ce qui nuit à leur bien-être à long terme.

Ces familles recourent aussi désespérément à pousser leurs enfants au travail des enfants afin d’augmenter les revenus du ménage. Ces événements entraînent également une flambée des prix des produits de première nécessité, rendant ces articles inabordables pour les pauvres. Par exemple, EUobserver écrit que « les inondations peuvent détruire les récoltes, affectant l’approvisionnement régional en céréales, maïs ou autres cultures, faisant ainsi grimper les prix des denrées alimentaires ».

Au cours des 30 dernières années, les pertes économiques résultant de catastrophes naturelles ont plus que doublé depuis les années 1990, lorsque les pertes s’élevaient en moyenne à 70 milliards de dollars par an. En 2020, les pertes économiques s’élevaient en moyenne à environ 170 milliards de dollars par an, bien que l’assurance couvre 40% de ces pertes. Cependant, l’assurance n’est pas une option pour certains risques tels que la montée du niveau de la mer.

L’UNICEF prend des mesures préventives

Bien que les catastrophes naturelles de l’Inde fassent paraître l’avenir du pays sombre, les perspectives sont plus prometteuses pour l’un des «pays les plus exposés aux catastrophes au monde». L’UNICEF fait de la réduction des risques de catastrophe une priorité dans son programme de pays 2018-2022 pour l’Inde. Cela impliquera d’incorporer « des stratégies de réduction des risques dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la nutrition et de l’eau et de l’assainissement » de la nation pour établir la résilience et améliorer la reprise.

L’analyse des risques de l’UNICEF accordera la priorité au bien-être des enfants du pays, en tenant compte de « l’impact des aléas et des conflits naturels et d’origine humaine sur le bien-être des enfants et de leurs communautés ». L’UNICEF accordera également la priorité à la « conception de systèmes complets de sécurité [programs]» pour atténuer les impacts sur les enfants en cas de catastrophe.

Les catastrophes naturelles en Inde ont des conséquences qui soulignent l’importance de prioriser les solutions pour la réduction des risques de catastrophe. Les actions ci-dessus jouent un rôle important dans la sauvegarde du bien-être des citoyens indiens.

– Christina Papas
Photo : Flickr

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