Améliorer l’accès à l’eau dans les réserves des Premières nations canadiennes

Accès à l'eau dans les réserves des Premières nations canadiennes
Le 24 mars 2022, le couple marié de célébrités Ryan Reynolds et Blake Lively a annoncé publiquement leur parrainage de Water First, une organisation non gouvernementale (ONG) basée au Canada qui cherche à améliorer l’accès à l’eau dans les réserves des Premières Nations canadiennes. Le couple a fait un don de 500 000 $ pour aider l’organisme à but non lucratif Water First à lutter contre la crise de l’eau potable dans les réserves des Premières nations canadiennes. Reynolds, un Canadien d’origine, a exprimé son soutien à l’ONG dans un post Instagram disant : « L’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental. Le Canada abrite plus de 20 % de l’eau douce de la planète — une abondance qui fait l’envie du monde entier. Il n’y a absolument aucune raison pour que les communautés autochtones n’aient pas accès à de l’eau salubre et propre.

La crise de l’eau au Canada

Actuellement, plusieurs communautés autochtones et des Premières Nations n’ont pas accès à de l’eau potable. Selon l’Encyclopédie canadienne, « Premières nations est un terme utilisé pour décrire les peuples autochtones du Canada qui ne sont ni métis ni inuits. Les peuples des Premières Nations sont les premiers habitants de la terre qui est aujourd’hui le Canada et ont été les premiers à rencontrer des contacts, des colonies et des échanges durables avec les Européens. Le gouvernement canadien a réservé des portions de terres appelées réserves à l’usage des membres des Premières Nations.

Partout au Canada, il y a environ 8,8 millions d’acres de terres de réserve. C’est dans ces réserves que la crise de l’eau est la plus grave, laissant les peuples autochtones sans accès à une eau potable propre et salubre.

Lorsque la qualité de l’eau dans une réserve est faible, le gouvernement canadien applique un avis sur l’eau, qui informe le public que l’eau est impropre à la consommation. Ces avis, ou précautions, varient en gravité et peuvent être à long ou à court terme. Au 21 mars 2022, il y avait « 34 avis à long terme sur l’eau en vigueur dans 29 communautés » et au 24 mars 2022, il y avait 26 avis à court terme. Au total, cela fait 60 emplacements de réserve dans lesquels l’eau est insalubre dans une certaine mesure.

Malheureusement, les solutions sont difficiles à trouver et peuvent prendre des années à mettre en œuvre. Comme le rapporte le site Web officiel du gouvernement du Canada, « l’achèvement d’un nouveau système de traitement de l’eau peut prendre de trois à quatre ans en moyenne ». De plus, il n’y a aucune garantie que les problèmes atteindront une résolution complète même avec des systèmes de traitement de l’eau fonctionnels.

L’eau d’abord à but non lucratif

Water First travaille en étroite collaboration avec les communautés autochtones du Canada pour améliorer l’accès à l’eau dans les réserves des Premières nations canadiennes. Water First a vu le jour en 2009 sous le nom de Tin Roof Global et s’est initialement donné pour mission d’apporter de l’eau potable en Ouganda. Il a commencé à travailler au Canada en 2013 et a complètement changé de nom et d’orientation en 2016. Water First se concentre « exclusivement sur les problèmes d’eau qui affectent les communautés des Premières Nations ici au Canada ». La « mission de l’organisation est d’aider à relever les défis liés à l’eau dans les communautés autochtones du Canada par l’éducation, la formation et une collaboration significative ».

Sur son site Web, l’association à but non lucratif Water First a expliqué que « personne ne comprend l’évolution des défis et a besoin de plus que les personnes qui y vivent ». Les défis liés à l’eau varient selon la communauté, ce qui nécessite des solutions adaptées à la communauté. De plus, « les communautés ont de la difficulté à recruter et à former de jeunes adultes autochtones pour qu’ils se joignent au domaine de l’eau potable », une considération à laquelle Water First accorde la priorité.

Water First s’est concentré sur les racines du problème et a décidé de répondre au besoin de personnel local qualifié. Le programme de stages en eau potable de l’organisation est un programme de 15 mois qui permet aux jeunes adultes autochtones de devenir des opérateurs certifiés d’usine de traitement de l’eau. Cependant, l’eau potable n’est qu’un début — l’ONG offre également une formation sur la restauration de l’habitat du poisson, la restauration des bassins versants, la surveillance de la qualité de l’eau, la cartographie et la gestion des données.

L’approche pratique unique est ce qui a attiré Reynolds et Lively vers Water First. Reynolds exprime sur Instagram que « toutes les personnes impliquées [with Water First], qu’ils exploitent des systèmes d’approvisionnement en eau ou surveillent leurs plans d’eau locaux, sont essentiels. Nous apprécions l’accent mis par Water First sur le soutien aux jeunes adultes autochtones pour qu’ils deviennent des exploitants d’eau et des techniciens en environnement certifiés.

Regarder vers l’avant

Grâce aux efforts d’équipe de Water First, des communautés autochtones et des Premières Nations, du gouvernement canadien et d’autres ONG, l’accès à l’eau potable dans les réserves des Premières Nations canadiennes s’améliore. Depuis novembre 2015, le Canada a levé 131 avis à long terme sur l’eau et, au cours des sept dernières années, le Canada a levé plus d’avis à long terme qu’il n’en avait ajoutés. Les progrès sont visibles et Reynolds et Lively accélèrent ces efforts avec leur généreux don. « Ces personnes contribuent à assurer un accès durable à une eau salubre et propre localement, maintenant et pour l’avenir », déclare Reynolds. « Blake et moi sommes ravis de soutenir ce travail important. »

Mia Sharpe
Photo : Flickr


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