9 faits sur le Soudan du Sud

Faits sur le Soudan du SudAu Soudan du Sud, la pauvreté et l’insécurité alimentaire sont répandues malgré l’abondance des ressources naturelles du pays. Les défis comprennent les guerres civiles et la violence prolongée. Ces défis contribuent au fait qu’un nombre important de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté au sein du pays. Plusieurs faits sur le Soudan du Sud donnent un aperçu du paysage économique et social du pays.

9 faits sur le Soudan du Sud

  1. Un conflit de 50 ans. De 1955 à 2005, le Nord et le Sud-Soudan ont été confrontés à des guerres civiles et à des conflits. En janvier 2005, les dirigeants du Nord et du Sud Soudan ont signé l’Accord de paix global (CPA). Cet accord a accordé aux Sudistes une Constitution provisoire révisée et une autonomie partielle. Cependant, même avec un accord de paix signé, le conflit social, politique et économique se poursuit au Soudan du Sud.
  2. Gagner en indépendance. En janvier 2011, 98% des sudistes du Soudan ont voté pour faire sécession du nord. Suite à ce vote, en juillet 2011, la République du Soudan du Sud a été formée – le pays le plus jeune du monde.
  3. Taux de pauvreté élevé. Le Soudan du Sud compte environ 12 millions d’habitants. L’écrasante majorité de la population, environ 80%, réside dans les zones rurales. Selon les dernières estimations de la Banque mondiale, environ 82 % des Sud-Soudanais vivent dans la pauvreté, survivant avec moins de 1,90 dollar par jour.
  4. Une abondance de ressources naturelles. Bien que le Soudan du Sud se situe en haut de l’échelle de la pauvreté, le pays possède de nombreuses ressources naturelles. Le Nil, le pétrole, le marbre/dolomite, l’aluminium, le minerai de fer et l’or sont les principales ressources naturelles du pays. Parmi ces ressources, le pétrole alimente l’économie du pays, les investisseurs extérieurs dominant le secteur. Le problème est qu’environ 85% de la population travaille dans des emplois pastoraux non salariés et ne bénéficie pas de l’abondance des ressources naturelles.
  5. L’eau et l’assainissement sont limités. En 2019, seulement la moitié de la population sud-soudanaise avait accès à l’eau potable. En outre, seulement 10 % des personnes avaient « accès à un assainissement de base ». Sur une note positive, grâce au travail de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), près d’un million de Sud-Soudanais supplémentaires ont reçu « l’accès à une eau potable améliorée » entre 2008 et 2019.
  6. Soins de santé inadéquats. Moins de 50 % de la population sud-soudanaise a accès aux services de santé. Le gouvernement n’alloue que 2,6 % de son budget aux soins de santé. Pour cette raison, de nombreux citoyens comptent sur les organisations non gouvernementales (ONG) pour leurs besoins en soins de santé. Médecins Sans Frontières est un mouvement dédié à fournir une aide médicale dans le monde. En 2019, Médecins Sans Frontières avait 19 sites de projets à travers le Soudan du Sud. L’assistance médicale de l’organisation est vaste et va de la lutte contre le paludisme à la vaccination des enfants et au traitement des blessures par balle.
  7. L’insécurité alimentaire est élevée. Plus de 60% de la population souffre actuellement d’insécurité alimentaire. L’International Relief Committee (IRC) estime que la famine augmentera encore plus en 2021. Cela découle des effets cumulés « d’un conflit, d’une crise économique, d’inondations récurrentes et de la COVID-19 » ainsi que des déplacements. L’IRC plaide pour une infusion de soutien pour conjurer la famine au Soudan du Sud. Action contre la faim est une ONG qui aide actuellement le Soudan du Sud à lutter contre la faim. En tant que spécialiste mondial de la faim, son objectif est de créer de nouvelles et meilleures façons de lutter contre la faim. En 2020, il a aidé 558 079 personnes au Soudan du Sud. De ce nombre, les programmes de santé et de nutrition de l’organisation ont aidé plus de 300 000 personnes. En outre, 103 004 personnes ont reçu de l’aide par le biais de « programmes de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance ».
  8. L’espérance de vie augmente. L’espérance de vie au Soudan du Sud était de 57,6 ans en 2018. Pour les hommes, l’espérance de vie était de 56,1 ans. Pour l’homologue féminin, l’espérance de vie était plus élevée à 59,1 ans. Il s’agit d’une augmentation constante au fil des ans — il y a 20 ans, en 1998, l’espérance de vie à la naissance était de 48,3 ans.
  9. Accès à l’éducation. Plus de 70 % des enfants sud-soudanais ne sont pas scolarisés. Certains de ces enfants vivent dans des milieux pastoraux et doivent suivre les troupeaux pour ne pas pouvoir aller à l’école. Les filles constituent le plus grand groupe d’élèves non scolarisés. Cela est dû à la pauvreté, aux croyances culturelles et religieuses et au mariage des enfants.

Regarder vers l’avant

Ces faits sur le Soudan du Sud peuvent sembler décourageants, mais il existe des ONG qui travaillent sur des solutions. World Concern est une organisation confessionnelle qui travaille au Soudan du Sud et dans 11 autres pays. L’organisation fournit une assistance dans les domaines de l’accès à l’eau, de la santé, de la protection de l’enfance, de l’éducation, de la sécurité alimentaire et de la nutrition, de la réponse aux catastrophes et aux crises ainsi que de la résilience économique. World Concern soutient les pays village par village et opère dans huit villages du Soudan du Sud.

L’espoir est à l’horizon pour le peuple du Soudan du Sud alors que des organisations comme World Concern, l’IRC, Médecins sans frontières et Action contre la faim se mobilisent pour apporter leur aide. Associés à l’abondance de ressources naturelles du pays, ces efforts permettent aux Sud-Soudanais de sortir de la pauvreté.

– Ariel Dowdy
Photo : Flickr

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