7 faits sur le travail des enfants en Argentine

Travail des enfants en ArgentinePlus de 125 millions d'enfants sont actuellement contraints au travail des enfants, principalement pour aider financièrement leur famille. L'Argentine est l'un des nombreux pays qui utilise de manière informelle le travail des enfants dans ses usines et industries. Malheureusement, ces enfants sont souvent surchargés de travail et sous-payés. Alors que la cruauté et l'injustice du travail des enfants deviennent de plus en plus exposées, des progrès sont faits pour éliminer cette pratique inhumaine dans le monde. Voici sept faits sur le travail des enfants en Argentine.

7 faits sur le travail des enfants en Argentine

  1. Des conditions cruelles et des niveaux de pauvreté élevés obligent de nombreux jeunes Argentins à travailler. Plus de 19% des enfants âgés de 5 à 15 ans entrent dans le système du travail pour subvenir aux besoins de leur famille. Ce chiffre est généralement plus élevé dans les zones urbaines, avec jusqu'à 43% des enfants travaillant pour compléter leur famille.

  2. Le genre joue un rôle déterminant dans la prospérité économique. En Argentine, il existe un écart socio-économique important entre les hommes et les femmes en ce qui concerne les salaires et la scolarisation. Pour les enfants de moins de 15 ans, un écart de salaire de 22% existe entre les garçons et les filles. Le problème s'aggrave avec l'âge: les hommes sont 40% plus susceptibles de recevoir des salaires plus élevés que les femmes dans des domaines comparables. Ainsi, les hommes abandonnent plus souvent l’école et travaillent à plein temps pour subvenir aux besoins de leur famille.

  3. Des mesures sont prises pour réduire le travail des enfants. Bien que le travail des enfants reste répandu, de nombreux projets et programmes ont contribué à atténuer cette pratique en Argentine. De longues obligations de temps et de travail empêchent bon nombre de ces enfants d'aller à l'école et de s'épanouir dans leurs études. Proniño, un secteur privé à Buenos Aires, vise à remédier à ce problème en finançant des bourses pour les familles dépendantes de leurs enfants pour un revenu. Avec plus de 1590 bénéficiaires, Proniño a donné de l'espoir à de nombreux étudiants avec un taux de décrochage de 1,9% seulement.

  4. La traite des êtres humains est une préoccupation qui s’améliore, mais qui est généralisée. En Argentine, plus de 10 000 victimes ont été sauvées de la traite des êtres humains. Pourtant, beaucoup souffrent encore: il y a actuellement au moins 4 000 victimes de la traite des êtres humains chaque année, dont la plupart sont des femmes et des enfants. La traite des êtres humains implique souvent de contraindre les enfants à des activités illicites telles que le trafic de drogue ou l'exploitation sexuelle. De grandes organisations internationales telles que l'UNICEF prennent des mesures majeures pour éradiquer ces actions et accroître les opportunités pour les enfants défavorisés en Argentine. Par exemple, le Ministère de l’éducation et l’UNICEF ont mis en place un programme de deux ans visant à offrir des bourses aux élèves pour qu’ils fréquentent l’école dans des zones protégées contre la traite des êtres humains. De même, l'UNICEF a alloué un budget annuel de 123 millions de dollars pour mettre en place des programmes sociaux pour des pays dont l'Argentine. Ce financement renforce également les opportunités éducatives pour les enfants vulnérables aux situations domestiques dangereuses et au travail des enfants.

  5. Le travail des enfants prend de nombreuses formes. Bien que les formes courantes de travail des enfants, telles que les ateliers clandestins, soient techniquement interdites en Argentine, la pratique persiste sous d'autres formes moins évidentes. Par exemple, de nombreux enfants des campagnes sont contraints de se prostituer ou de travailler dans les champs de tabac. Malgré la popularité historique de ces actions, des mesures drastiques émergent pour atténuer leur occurrence. En particulier, le gouvernement argentin prend des positions plus fermes contre les lois sur le travail des enfants et les pratiques commerciales corrompues, telles que l'exploitation des enfants pour travailler dans les plantations. En fait, le gouvernement a signé un plan 2018-2020 pour mettre fin à la traite des êtres humains, à la prostitution et à l'exploitation des enfants. En outre, pour la première fois, le gouvernement a envoyé une enquête nationale par l’intermédiaire de l’Institut national argentin des statistiques pour mieux comprendre les lois sur le travail des enfants. Le gouvernement recherche actuellement d'autres mesures pour éliminer le travail des enfants.

  6. L'accès aux soins de santé et le travail des enfants sont interdépendants. L'accès aux soins de santé est un problème prolongé en Argentine qui perpétue les enfants dans le travail forcé. De nombreuses familles argentines pauvres se tournent vers le travail des enfants comme l'un des seuls moyens de se procurer les soins médicaux dont elles ont besoin. Cependant, une loi établie en 2005 fournit des services de santé et des fournitures médicales aux enfants défavorisés, éliminant une grande partie de la pression financière pour s'engager dans le travail des enfants à cette fin.

  7. Les organisations internationales s'impliquent. Les Nations Unies ont fixé des objectifs non seulement pour réduire le travail des enfants, mais aussi pour limiter la pauvreté en Argentine. En établissant les objectifs du Millénaire pour le développement, les Nations Unies espèrent libérer 760 000 enfants et familles vivant dans des régions sous-développées du travail des enfants. Ce projet se concentre sur trois pôles majeurs du travail des enfants dans le pays: Buenos Aires, Mendoza et Santa Fe.

Bien que l'Argentine utilise encore le travail des enfants dans nombre de ses pratiques commerciales, les gouvernements et les organisations internationales agissent rapidement pour réduire la quantité de travail forcé imposée aux jeunes enfants. Avec ces plans globaux en cours d'élaboration, la promesse est d'éradiquer le travail des enfants en Argentine.

– Aishwarya Thiyagarajan

Photo: La bulle

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