5 faits sur le camp de Rhoe en République démocratique du Congo

Camp de RhoeSitué à 45 kilomètres au nord-est de Bunia, un camp perché en République démocratique du Congo (RDC) abrite des dizaines de milliers de demandeurs d’asile déplacés. Le camp éloigné, connu sous le nom de «Rhoe Camp», se compose principalement de familles déplacées cherchant à trouver un abri et une sécurité au milieu des attaques armées en RDC. Pourtant, au lieu de recevoir une protection, les habitants du camp sont confrontés à une violence accrue. De plus, ils n’ont pas accès aux produits de première nécessité, ce qui a un impact négatif sur leur bien-être général. Pour mieux comprendre cette crise, voici cinq faits sur le camp de Rhoe en RDC.

5 faits sur le camp de Rhoe en République démocratique du Congo

  1. Afflux de nouveaux arrivants: Selon l’UNICEF, Rhoe Camp abritait jusqu’à 75 000 personnes déplacées fin 2021, dont 50 000 personnes arrivées au cours des deux premières semaines de décembre. Cela a posé un problème majeur, car l’espace limité du camp ne peut pas supporter une augmentation exponentielle des nouveaux arrivants. Des milliers d’individus sont contraints de dormir à la belle étoile, où ils sont exposés à la violence armée. Les personnes qui parviennent à trouver un abri à Rhoe Camp ne sont pas confrontées à de meilleures conditions car les abris sont à l’étroit et ne sont pas à l’épreuve de la pluie.
  2. Manque de produits de première nécessité: Compte tenu de l’afflux massif de nouveaux arrivants, les approvisionnements alimentaires du camp de Rhoe n’ont pas été en mesure de soutenir la population croissante du camp. De plus, les individus sont également empêchés de chercher de la nourriture au-delà des frontières du camp en raison de militants violents. Ainsi, la malnutrition et la famine sont des problèmes omniprésents ciblant les ménages déplacés, affectant le plus les enfants et les femmes enceintes. En plus de l’insécurité alimentaire, le Rhoe Camp souffre d’un manque de mesures sanitaires qui ont facilité la propagation des maladies. Dans le camp, il y a environ 1 300 personnes par toilette, et le centre de santé du camp reçoit plus de consultations que le personnel ne peut en gérer, obligeant des centaines de mères et d’enfants à se reposer par terre. Ainsi, « les maladies respiratoires, la diarrhée et le paludisme » continuent de se propager rapidement dans tout le camp.
  3. Les groupes armés restreignent l’aide humanitaire accéder: En 2021, la violence armée dans les provinces orientales de la RDC a entraîné plus de 2,7 millions de déplacements internes. Alors que la violence sévit en RDC, les groupes armés entourant le camp de Rhoe ont rendu impossibles les efforts humanitaires par voie terrestre. Non seulement les militants ciblent les hôpitaux et les écoles, mais ils tirent également sur les travailleurs humanitaires qui tentent de fournir des médicaments et d’autres provisions au camp. Les travailleurs de l’ONU et d’autres ONG sont donc obligés de livrer des fournitures par voie aérienne, ce qui est un processus plus fastidieux et coûteux.
  4. Les enfants sont soumis à des violations inhumaines: Alors que toutes les personnes déplacées du camp de Rhoe sont soumises à des conditions cruelles, les enfants, en particulier les jeunes filles, sont les plus durement touchés par la crise. Selon l’UNICEF, 36 000 enfants vivent dans le camp de Rhoe, confrontés quotidiennement à des problèmes tels que des enlèvements, des viols et des menaces de meurtre. Les enfants sont fréquemment exploités sexuellement lorsqu’ils s’aventurent pour boire de l’eau et de la nourriture dans le camp.
  5. L’UNICEF apporte son soutien: À la lumière des adversités dans le camp de Rhoe en RDC, l’UNICEF s’est associé à plusieurs organisations pour fournir de l’aide. L’UNICEF a créé des espaces sûrs adaptés aux enfants, organisé plus de 1 150 visites médicales et formé un programme d’éducation visant à aider les personnes déplacées dans le camp. De plus, le Programme d’intervention rapide de l’UNICEF a distribué plus de 5 000 kits contenant du savon, des couvertures et plus encore dans le camp isolé. D’autres organisations ont également apporté des contributions cruciales au Rhoe Camp, comme Médecins sans frontières, qui a créé des cliniques et effectué plus de 800 consultations hebdomadaires dans le camp.

Bien que le camp de Rhoe en RDC connaisse toujours d’importants problèmes humanitaires, le camp s’améliore régulièrement grâce aux efforts internationaux. L’ONU et d’autres organisations mondiales s’associent pour distribuer des ressources essentielles aux pauvres, atténuant peu à peu les adversités auxquelles sont confrontés ses habitants.

– Emma Il
Photo : Flickr

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