5 faits sur la traite des êtres humains en Islande

Traite des êtres humains en Islande
Bien qu’elle soit classée troisième pays le plus heureux au monde, la traite des êtres humains en Islande est un problème répandu depuis une décennie. Le Département d’État américain classe la gravité de la traite des êtres humains dans un pays en fonction des mesures prises par le pays pour lutter contre le problème. Le niveau 1 est le meilleur, le niveau 2 montre un problème majeur dans le pays avec quelques améliorations apportées par le gouvernement et le niveau 3 cite le pays comme totalement inefficace pour arrêter le trafic. L’Islande est classée comme un pays de niveau 2.

Progrès récents du gouvernement

Le Gouvernement islandais fait des progrès significatifs dans la lutte contre la traite des êtres humains en identifiant les victimes et les cas et en créant une base d’informations centralisée. Malgré ces mesures, le gouvernement n’a pas respecté les normes minimales pour être un pays de niveau 1 en raison de poursuites dans lesquelles les trafiquants ont obtenu des accusations en vertu de lois anti-traite et n’ont donc pas été pleinement punis.

En 2020, la police a enquêté sur 22 cas de traite des êtres humains en Islande, un contraste frappant avec les cinq enquêtes de 2019. La même année, l’Islande a adopté un plan d’action axé sur la prévention de la traite des êtres humains en fournissant des services aux victimes et en augmentant le financement des services de police. . Le plan gagne plus de financement chaque année, dont une partie va à des campagnes éducatives informant le public sur les scénarios de traite et sur la façon de rester en dehors de ceux-ci.

Cibles de la traite

Selon le rapport 2021 sur la traite des êtres humains en Islande, de nombreux cas impliquent l’utilisation de touristes féminines à des fins de prostitution. Cette tendance se poursuit car les femmes vivant en Islande pour un travail temporaire courent le risque de devenir des victimes de la traite à des fins de travail. Les trafiquants paieront des femmes dans leur pays d’origine pour qu’elles travaillent en Islande pendant 183 jours afin d’éviter les impôts. En plus de la prostitution, le travail peut impliquer divers travaux manuels qui valent un salaire bien supérieur à ce que paient les trafiquants.

De nombreux cas de traite en Islande se produisent dans des « clubs de champagne » dans la capitale du pays, Reykjavik. En 2010, dans un effort de lutte contre la traite des êtres humains, le gouvernement islandais a interdit les clubs de strip-tease à moins que la police ne les surveille strictement. Malgré ce changement, la prostitution sévit toujours dans les clubs. Les femmes travaillent non seulement dans la prostitution au sein de ces établissements, mais elles travaillent également dans des hôtels très fréquentés remplis de touristes afin qu’elles puissent conduire des étrangers au club pour qu’ils deviennent eux-mêmes des victimes de la traite. En 2021, le gouvernement a identifié huit cas de trafic sexuel qu’il a déterminés comme provenant de «clubs de champagne».

Refuge pour femmes

Créé en 1982, le Women’s Safe Shelter, situé à Reykjavik, la capitale islandaise, offre un refuge aux femmes qui fuient la violence dans leur vie. Women’s Shelter Alliance, une ONG, gère ce foyer qui reçoit environ 73 400 000 ISK (667 270 $) du gouvernement et des donateurs.

Récemment, un deuxième refuge pour femmes a été créé à Akureyri, une ville du nord de l’Islande. Dans ces maisons, des consultants et des psychologues soutiennent les femmes, et les femmes sont encouragées à rester aussi longtemps qu’elles en ont besoin. Le refuge soutient les femmes fuyant le trafic sexuel et de travail, ainsi que d’autres formes de violence telles que la violence domestique et le viol. Pour assurer leur bien-être, les femmes peuvent amener leurs enfants à la maison avec elles et recevoir un logement et des repas.

Action future

Même si le pays a suscité l’admiration pour ses niveaux élevés de progrès social et de bonheur, la traite des êtres humains en Islande reste un problème majeur qui laisse de nombreuses personnes, en particulier des femmes, perdues et vulnérables. Bien que des progrès soient évidents grâce au travail d’ONG telles que la Women’s Shelter Alliance et le plan d’action national, l’Islande peut faire plus pour soutenir son peuple en créant des lois plus strictes, des peines adéquates et davantage de services aux victimes.

Yachavi Upasani
Photo : Flickr

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