5 façons dont la RDC peut ralentir la propagation du COVID-19

5 façons dont la RDC peut ralentir la propagation du COVID-19
Le 18 novembre 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des responsables gouvernementaux de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé la fin de la dernière épidémie d’Ebola. Cette épidémie a commencé en juin 2020 au milieu de la pandémie de COVID-19 et était la 11e épidémie d’Ebola en RDC depuis la première reconnaissance de la maladie en 1976. «Ce n’était pas facile, mais nous l’avons fait! a tweeté le Directeur régional de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti. La RDC, l’un des pays les plus pauvres du monde, est sortie du sillage de la plus récente épidémie d’Ebola après avoir appris quelques leçons importantes. Les informations tirées de cet événement ont offert des informations qui peuvent aider à ralentir la propagation du COVID-19 à l’échelle mondiale.

Au début de la pandémie, le taux de mortalité par COVID-19 du pays était de 10%. En seulement six mois, ce taux est tombé à 2,5%. Voici les cinq éléments clés que la RDC a découverts comme essentiels dans sa tentative de ralentir la propagation d’une épidémie virale.

5 façons dont la RDC peut ralentir la propagation du COVID-19

  1. L’engagement communautaire est d’une extrême importance pour ralentir la propagation du COVID-19. La réponse à l’aide d’Ebola a initialement échoué en raison d’une méfiance importante de la part des membres des communautés qui avaient besoin d’aide. Le conflit continu entre les groupes militants et le gouvernement a rendu difficile de gagner la confiance des citoyens de la RDC. Au fur et à mesure que l’épidémie augmentait, les travailleurs humanitaires ont réalisé que passer plus de temps à dialoguer directement avec les personnes des communautés touchées les rendait plus confiants. Les travailleurs ont renforcé la confiance en augmentant les connaissances de la communauté sur le virus. L’engagement de conseillers spirituels, d’éducateurs et d’autres dirigeants communautaires en plus des politiciens et des forces de l’ordre est essentiel. Ces différentes perspectives sont utiles pour apaiser les peurs, offrir des conseils et éliminer les rumeurs et la désinformation.
  2. Impliquer dès que possible les spécialistes des sciences sociales est primordial. Les épidémies sèment souvent le ressentiment et la suspicion au sein des communautés. En conséquence, ces «graines» entravent souvent les efforts de récupération et de prévention si on les laisse pousser. Lorsque les scientifiques utilisent leur expérience pour analyser les structures communautaires, ils peuvent identifier rapidement les zones de méfiance. Leur perspective unique sur le comportement humain et les pratiques culturelles peut alors aider à développer des solutions acceptables par tous. Les communautés sont alors plus susceptibles de s’approprier et de se rassembler pour travailler à des stratégies visant à ralentir la propagation de la maladie.
  3. Donner la priorité à l’expérience du patient est mutuellement bénéfique pour la personne infectée ainsi que pour ceux qui fournissent le traitement. La stigmatisation suit souvent les survivants d’Ebola avec leurs familles et leurs communautés, tandis que d’autres expriment leur peur envers les individus même après leur rétablissement. Ceux qui se remettent du COVID-19 éprouvent souvent une honte similaire. Les conditions qui entraînent un traumatisme ou une gêne pour le patient donnent à ceux que le virus peut infecter une raison d’ignorer leurs options de traitement. Effectuer des soins avec respect, empathie et dignité offre une expérience positive. Cela augmente les chances que les patients nouvellement infectés demandent de l’aide. La sensibilisation sous forme d’éducation peut réduire le mécontentement d’une communauté. Une meilleure compréhension du fonctionnement du virus et du processus de récupération permet de comprendre et de soulager.
  4. Le déploiement de leaders familiaux pour la surveillance, la détection précoce des cas, la recherche des contacts, la quarantaine et le suivi est bénéfique. Comme beaucoup considèrent le chef de leur famille comme un protecteur, ce rôle est particulièrement avantageux pour mieux comprendre la maladie elle-même. Les chefs de famille sont également bien placés pour être ceux qui assument le rôle de renforcer la compréhension des mesures de précaution personnelles et familiales. Un ménage entier travaillant pour ralentir la propagation du COVID-19 peut avoir un impact plus important que l’effort individuel.
  5. Il est important de prendre des mesures pour garantir des délais d’exécution rapides pour les laboratoires. L’une des priorités de l’épidémie d’Ebola était de transmettre les résultats de laboratoire aux patients le plus rapidement possible. Il s’agit principalement de soulager les angoisses existantes du patient et de sa famille. En outre, un délai d’exécution rapide permet une exécution rapide du protocole de sécurité publique pour empêcher la propagation de la maladie. Cette stratégie est tout aussi efficace dans l’effort de ralentir la propagation du COVID-19.

Même avec une épidémie mortelle et virale en RDC terminée, le COVID-19 reste une menace très réelle et mortelle. En survivant à Ebola, le gouvernement de la RDC a tiré de précieuses leçons mondiales. Le gouvernement de la RDC utilise les tactiques qui ont réussi à vaincre l’épidémie de virus Ebola pour ralentir la propagation du COVID-19. Alors que les dirigeants mondiaux planifient et conçoivent des stratégies, les succès de la RDC servent d’exemples expérimentés dans cette situation critique à l’échelle mondiale avec peu de précédents.

– Rachel Proctor
Photo: Flickr


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