5 façons de soutenir l’objectif de développement durable 2

Objectif de développement durable 2
En 2015, les Nations Unies ont établi 17 objectifs de développement durable (ODD) pour créer un changement mondial dans des domaines clés d’ici 2030, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Le deuxième de ces objectifs, Faim Zéro, vise à « éradiquer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable ». Selon Action contre la faim, en 2021, la faim touche près de 10 % de la population mondiale. De plus, rien qu’entre 2019 et 2020, le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation dans le monde a augmenté de 161 millions. Pour éviter les conséquences désastreuses de ne pas atteindre l’objectif de développement durable 2, l’ONU a suggéré plusieurs mesures que les individus doivent prendre pour soutenir cet objectif.

5 façons d’atteindre la faim zéro

  1. Magasinez local et en saison. Manger des aliments cultivés localement aide à soutenir les petits agriculteurs de sa communauté. L’achat d’aliments de saison aide également à soutenir les cultures et les plantes indigènes locales. La préservation des cultures indigènes contribue à accroître la diversité génétique car elle augmente le nombre d’espèces végétales dans une zone donnée. Le maintien de la diversité génétique dans la production alimentaire à travers le monde est l’une des cibles de l’objectif de développement durable 2, car cela permet aux plantes aux caractéristiques favorables – celles qui résistent aux ravageurs ou qui sont capables de fournir des rendements plus élevés – de proliférer.
  2. Réduire le gaspillage alimentaire. Le gaspillage alimentaire est l’un des plus grands obstacles à l’éradication de la faim, car les aliments qui pourraient servir les populations en situation d’insécurité alimentaire finissent plutôt dans les décharges. Selon Feeding America, les citoyens américains gaspillent « 108 milliards de livres de nourriture » par an, ce qui équivaut à 130 milliards de repas jetés. Cependant, le gaspillage alimentaire n’est pas un problème propre aux pays à revenu élevé : le « Rapport sur l’indice de gaspillage alimentaire 2021 » du Programme des Nations Unies pour l’environnement a révélé que les pays à revenu intermédiaire inférieur jettent chaque année 201 livres de nourriture par habitant au niveau des ménages. En comparaison, pour les pays à revenu élevé, ce montant est de 174 livres par habitant et par an. Pour réduire le gaspillage alimentaire, les gens peuvent congeler des produits supplémentaires et conserver les restes des repas. Ils peuvent également acheter des produits «moches» à l’épicerie, qui finissent souvent par être gaspillés car moins esthétiques. Cependant, les produits un peu difformes que l’on trouve dans les épiceries restent parfaitement bons à manger. De plus, rester informé sur les initiatives de lutte contre le gaspillage alimentaire dans les pays à revenu faible ou intermédiaire aide à développer une prise de conscience mondiale et à mieux comprendre les progrès que ces pays réalisent pour atteindre l’objectif Faim Zéro.
  3. Réduire la consommation de viande. Les États-Unis ont importé pour 216 millions de dollars de bœuf du Brésil au cours des neuf premiers mois de 2021. Environ 80 % de la déforestation en Amazonie est due à l’élevage de bétail. La déforestation peut avoir des impacts négatifs sur la production alimentaire à des milliers de kilomètres de là. Par exemple, la déforestation de l’Amazonie à 40 % diminuerait significativement les précipitations dans le bassin agricole du Rio de la Plata à plus de 2 000 milles. Ces sécheresses entraînent une baisse de la production agricole, ce qui a un impact négatif sur les agriculteurs locaux. Pour aider à atténuer l’impact de l’industrie de la viande sur la déforestation, l’ONU a suggéré que les individus envisagent le végétarisme juste un jour par semaine. Un seul jour de végétarisme pourrait préserver « 3 millions d’acres de terre ». Même si ceux qui vivent en Amérique du Nord peuvent être physiquement éloignés des agriculteurs locaux en Amazonie, les habitudes alimentaires individuelles ont toujours un impact sur ces agriculteurs.
  4. Soutenir les organisations axées sur l’ODD 2. L’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition (GAIN) et le Programme alimentaire mondial (PAM) sont deux organisations travaillant à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans le monde. GAIN se concentre sur l’aide aux femmes, aux enfants et aux adolescents. L’un de ses programmes est Better Diets for Children, qui fournit un soutien aux petits fabricants de produits alimentaires dans les pays à revenu faible et intermédiaire pour rendre les aliments nutritifs et sûrs plus abordables et accessibles. Le programme couvre huit pays et vise à aider plus de 120 millions de personnes. Le PAM fournit une aide alimentaire aux victimes d’événements extrêmes, telles que celles confrontées à des catastrophes naturelles et à des conflits. L’organisation opère dans plus de 80 pays et fournit plus de 15 milliards de repas vitaux chaque année. L’un des programmes du PAM est le programme d’assistance alimentaire, qui fournit une « assistance en espèces » afin que les familles puissent s’offrir des aliments nutritifs.
  5. Restez informé et passez le mot. Il est important de se tenir au courant des initiatives mondiales de réduction de la faim pour suivre les progrès accomplis vers l’objectif de développement durable 2. Le site Web des Nations Unies sur les ODD et les médias sociaux sont d’excellentes ressources à cet égard. Il est également important d’éduquer les autres sur l’objectif de développement durable 2 en partageant les façons dont les autres peuvent aider et les organisations que les gens peuvent soutenir pour atteindre cet objectif. Les médias sociaux sont un outil essentiel pour sensibiliser aux problèmes mondiaux.

Regarder vers l’avant

La réduction de la faim est une étape importante dans le développement durable des pays à revenu faible et intermédiaire. En prenant des mesures pour soutenir l’objectif de développement durable 2, chaque personne peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et l’agriculture à petite échelle dans le monde.

–Aimée Eicher
Photo : Flickr


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