10 faits sur la traite des êtres humains au Nicaragua

Traite des êtres humains au Nicaragua
La traite des êtres humains est devenue un sujet de préoccupation mondiale dans les années 1990. Cependant, les gouvernements, les organisations internationales et les organisations à but non lucratif continuent de rechercher le problème et de trouver de nouvelles façons de le prévenir. Il existe moins de recherches sur la traite des êtres humains en Amérique latine et dans les Caraïbes par rapport à l’Asie et l’Europe. Cependant, les informations disponibles mettent en évidence quelques aspects clés de la traite des êtres humains au Nicaragua.

10 faits sur la traite des êtres humains au Nicaragua

  1. Emplacement du Nicaragua : Le Nicaragua est un pays d’Amérique centrale. Il se situe entre le Honduras au nord et le Costa Rica au sud. Cela en fait un pays de transit commun pour les migrants voyageant entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. Les migrants sont l’un des groupes les plus exposés au risque de traite et d’exploitation des êtres humains.
  2. Migrants nicaraguayens : De nombreux migrants nicaraguayens pris au piège de la traite des êtres humains se retrouvent au Costa Rica. Cela correspond aux flux migratoires. Depuis 2018, plus de 72 000 migrants nicaraguayens ont fui vers le Costa Rica. Les migrants nicaraguayens sont également victimes de la traite des êtres humains dans d’autres pays d’Amérique centrale, au Mexique, aux États-Unis et en Espagne.
  3. Femmes et enfants : Outre les migrants, les femmes et les enfants sont les plus exposés au risque de traite des êtres humains au Nicaragua. En 2018, les filles et les femmes représentaient 79 % des victimes de la traite en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Les trafiquants utilisent la majorité des victimes en Amérique centrale à des fins d’exploitation sexuelle.
  4. Chiffres relatifs à la traite des êtres humains : L’indice mondial de l’esclavage de Walk Free a estimé que 18 000 personnes au Nicaragua vivaient dans l’esclavage moderne en 2018. L’esclavage moderne englobe un éventail de situations d’exploitation, notamment le travail forcé et la servitude pour dettes. Cela inclut également la traite des êtres humains.
  5. Statut de la traite du Nicaragua : Dans le rapport 2020 sur la traite des personnes, le Département d’État américain a rétrogradé le Nicaragua d’un pays de niveau 2 à un pays de niveau 3. Cela signifie que le Nicaragua ne respecte pas les normes établies pour parvenir à l’élimination de la traite des êtres humains. Cela signifie également que le gouvernement nicaraguayen ne fait pas d’efforts significatifs pour respecter ces normes.
  6. La vulnérabilité des pauvres : La pauvreté augmente la vulnérabilité des personnes à la traite et à l’exploitation. Les trafiquants d’êtres humains ciblent souvent des personnes vulnérables. La pauvreté peut également pousser des membres de la famille à vendre des enfants à des trafiquants ou à devenir eux-mêmes trafiquants. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 30% des Nicaraguayens vivent dans la pauvreté et 8% dans l’extrême pauvreté.
  7. Analphabétisme et chômage : Outre la pauvreté, l’analphabétisme et le chômage augmentent également le risque de traite des êtres humains au Nicaragua. En 2015, 83 % des Nicaraguayens âgés de 15 ans et plus étaient alphabétisés. L’analphabétisme et le chômage augmentent la vulnérabilité des individus et rendent plus difficile pour les personnes victimes de la traite d’échapper aux trafiquants et d’éviter de futures situations dangereuses.
  8. Traités et protocoles anti-traite : Le Nicaragua est partie à plusieurs traités et protocoles internationaux de lutte contre la traite. Certains exemples incluent le Protocole des Nations Unies visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes et la Convention 105 de l’Organisation internationale du Travail sur l’abolition du travail forcé. En étant partie à ces traités et protocoles, le gouvernement nicaraguayen reconnaît la traite des êtres humains comme illégale et déclare qu’il s’efforcera de prévenir la traite des êtres humains.
  9. Le gouvernement américain : Le gouvernement américain accorde une attention croissante à la prévention de la traite des êtres humains en Amérique latine et dans les Caraïbes. En 2016, le gouvernement a consacré 11 millions de dollars aux efforts de lutte contre la traite en Amérique latine. Les fonds sont destinés à divers projets de lutte contre la traite des êtres humains, notamment en travaillant avec les gouvernements d’Amérique latine pour résoudre les problèmes spécifiques de prévention de la traite des êtres humains auxquels ces gouvernements sont confrontés.
  10. Casa Alianza Nicaragua : L’une des nombreuses organisations à but non lucratif luttant contre la traite des êtres humains au Nicaragua est Casa Alianza Nicaragua. Casa Alianza, ou Covenant House en anglais, offre un logement et un soutien aux enfants victimes de la traite et aux mères adolescentes qui ont été victimes de la traite. Il peut accueillir jusqu’à 70 enfants chaque nuit. Il offre également des cours de couture, de pâtisserie, de fabrication de bijoux et d’administration des petites entreprises aux résidents de ses refuges. Cela aide à lutter contre la pauvreté et diminue la vulnérabilité à de futurs trafics. Casa Alianza s’associe à d’autres organisations à but non lucratif pour améliorer l’identification des victimes, renforcer les capacités locales et apporter une aide aux victimes présumées de la traite. L’organisation à but non lucratif a contribué à réduire l’activité des gangs dans la région et à augmenter la fréquentation scolaire chez les enfants.

Espoir pour l’avenir

Bien que le gouvernement nicaraguayen ait réduit ses efforts pour lutter contre la traite des êtres humains, de nombreux autres pays et organisations continuent de travailler pour empêcher la traite des êtres humains au Nicaragua. Casa Alianza n’est qu’un exemple du travail de lutte contre la traite existant au Nicaragua. La recherche sur la traite des êtres humains en Amérique latine et dans les Caraïbes se développe, ce qui permettra aux gouvernements et aux ONG de prévenir plus efficacement la traite des êtres humains et de soutenir les victimes.

– Camden Eckler
Photo : Flickr

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