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Solidarité et entraide

La lutte contre la traite des êtres humains en Syrie

traite des êtres humains en Syrie
En mars 2011, des manifestations contre le régime de Bachar al-Assad ont commencé en Syrie. Depuis, plus de 500 000 personnes ont perdu la vie. Environ 5,6 millions de personnes sont des réfugiés en Syrie et 6,2 millions de personnes ont été déplacées de la guerre à l'intérieur du pays. Ces facteurs rendent la traite des êtres humains en Syrie à des fins de travail et de sexe plus répandue en raison de la vulnérabilité du peuple syrien.

La situation

Le gouvernement syrien n'a tenu personne responsable de ces crimes. En fait, le gouvernement est souvent complice de la traite. Les trafiquants forcent souvent les enfants déplacés à l’intérieur des frontières de la Syrie à se battre en tant qu’enfants soldats. Sur le champ de bataille, les soldats du régime utilisent les enfants comme boucliers humains ou comme kamikazes. Les soldats du régime piègent également les femmes et les jeunes filles dans le mariage ou les forcent à se prostituer.

En raison de la taille des populations de réfugiés, les pays voisins ont réduit le nombre de visas qu'ils accordent, laissant les réfugiés sans autre choix que de traverser les frontières illégalement. Cela signifie que leur sort est entre les mains des passeurs. Mais rester en Syrie signifierait devoir survivre à des niveaux de violence excessifs et lutter pour atteindre les ressources les plus élémentaires.

Comment prévenir la traite des êtres humains en Syrie

Le département d'État américain a jeté les bases pour briser le cycle des abus dans son rapport de 2019 sur la traite des êtres humains en Syrie. La première étape consiste à identifier les victimes le plus rapidement possible, puis à tenir le gouvernement syrien responsable de sa part dans le problème. En outre, le rapport a déterminé que les victimes ne devraient pas faire l'objet de poursuites pour les crimes qu'elles ont commis. La dernière étape pour faire en sorte que la traite des êtres humains fasse partie du passé est que tous les coupables de traite soient poursuivis. Jusqu'à présent, les responsables syriens n'ont promulgué aucune de ces politiques.

Une grande partie du problème est qu'il n'y a pas de lois officielles interdisant la traite des êtres humains en Syrie. Cela rend difficile l'identification des victimes, encore moins des auteurs. Lorsqu'il poursuit des criminels (tels que des prostituées ou des mendiants), le gouvernement syrien ne fait pas d'efforts pour différencier les victimes de la traite des vrais criminels. Trop souvent, il punit des gens pour des crimes qu'ils n'auraient pas commis volontairement. Le gouvernement ne s'est pas prononcé contre la traite des êtres humains, ce qui permet aux victimes de la traite des êtres humains en Syrie de passer facilement entre les mailles du filet, en particulier étant donné l'état de la guerre civile.

La mise en œuvre des sanctions

Le manque d'attention que la Syrie a prêté à la traite des êtres humains l'a mis en danger de faire face à des sanctions américaines. Cela signifie que le pays pourrait potentiellement faire face à des droits de douane élevés ou à des limites de commerce avec les États-Unis. Actuellement, la Syrie fait déjà face à des sanctions en raison de son association et de son parrainage d'organisations terroristes.

Les sanctions ne font qu'aggraver l'état de pauvreté en Syrie, faisant monter en flèche les prix des produits de première nécessité et des biens. Des organisations telles que Caritas visent à fournir de la nourriture et un abri à quiconque a été touché par la guerre, mais c'est une montée difficile. Les victimes de la traite des êtres humains reçoivent une assistance d'organisations comme Caritas, mais uniquement lorsque les victimes se manifestent elles-mêmes. Les responsables syriens ne font aucun effort pour orienter les victimes vers des organisations susceptibles de les aider.

Malgré les efforts du gouvernement américain et des organisations caritatives, la traite des êtres humains en Syrie reste une situation alarmante. Le gouvernement syrien empêche un changement significatif en ne faisant pas d'efforts pour aider les victimes ou poursuivre les trafiquants. Pour que la situation s'améliore, le gouvernement doit se lever pour protéger sa propre population. D'ici là, la situation se poursuivra.

– Maddey Bussmann
Photo: Flickr

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